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Ecosse - Le trésor viking de Galloway, l'un des plus importants jamais découverts au Royaume-Uni

26.04.2016 - Premières images d'un trésor viking découvert à Galloway

Les premières images du trésor viking enfoui dans un champ écossais de Galloway depuis plus de 1000 ans, enfin révélées. 

Les objets ont été trouvés à l'intérieur d'un pot déterré par le détectoriste Derek McClennan, en septembre 2014. La plupart d'entre eux sont rares et luxueux, tels qu'une broche en argent d'Irlande ou encore de la soie de Constantinople,  ainsi que des objets en or et en pierres précieuses.

Le trésor se composent d'une centaine d'artefacts datant des IXème et Xème siècles. Il s'agit, selon les experts, de la plus importante découverte de l'Âge Viking en Ecosse depuis plus d'un siècle. [...]

Richard Welander de l'Historic Environment Scotland, a déclaré: "Ces superbes objets nous donnent un aperçu inégalé de ce qui se passait dans l'esprit des Vikings à Galloway à cette période. Ils nous parlent de la sensibilité de l'époque, révèlent le jeu des rivalités royales et quelques-uns des objets trahissent même un sens de l'humour sous-jacent, pour lequel les Vikings ne sont pas toujours réputés."

 

 

 

12.05.2017 - 2 millions de £ pour le découvreur du trésor de Galloway

Le gouvernement écossais va décerner à Derek McLennan 1,98 million de livres sterling (soit 2,3 millions d’euros) en récompense.

Contrairement au reste du Royaume-Uni, où la récompense est partagée entre celui qui trouve le trésor et celui qui possède le terrain dans lequel il a été trouvé, la loi écossaise stipule que seul celui qui trouve le trésor se voit attribuer une récompense.

Le Musée national d'Ecosse dispose de six mois pour collecter les fonds.

 

27.10.2017 - Le musée national d'Écosse a acquis le trésor viking de Galloway

Le trésor de Galloway constitue la plus riche collection d'objets précieux de l'Âge Viking en Grande-Bretagne et en Irlande, et se compose d'une grande diversité d'objets en provenance de toute l'Europe. 

Le spectaculaire trésor de Galloway a été acquis par le musée national d'Écosse pour près de 2 millions de livres sterling, une somme rassemblée en 5 mois seulement.

 

Des années de travaux de conservation en perspective

Écosse - Le trésor viking de Galloway sera conservé au Musée national d' Écosse à Édimbourg - Photo: Gordon Terris pour The HeraldLe trésor se compose de plus de 100 pièces d'or, d'argent, de lingots et de bijoux recueillis à travers le monde viking et a été retrouvé plus de 1000 ans plus tard, en 2014, par Derek McLennan, un détectoriste, dans un champ de Dumfries and Galloway.

On ne sait toujours pas s'il a été enterré par un Viking ou dans la crainte des raids vikings, mais la conservation exceptionnellement rare de la matière organique, des morceaux de cuir et de bois trouvés avec les objets précieux, finira par révéler beaucoup plus d'informations.

Des années de travaux de conservation et de recherche sont à venir. Pour l'instant, les objets restent exposés au Musée national d'Écosse à Édimbourg jusqu'à ce dimanche 29 Octobre.

 

D'une importance internationale

Le trésor consitue la collection de métaux précieux la plus riche de l'Âge Viking du Royaume-Uni et d'Irlande et est considérée par les archéologues comme ayant une importance internationale. Il est inhabituel de par la diversité des objets qui le composent et leur provenance géographique telle que l'Irlande, la Grande-Bretagne et même au-delà du continent jusqu'à Byzance.

Certaines de ces pièces étaient déjà des antiquités centenaires lorsqu'elles furent ensevelies au début du Xème siècle. Le trésor comprend une belle épingle en forme d'oiseau en or, un lingot d'or massif rare, des bijoux en argent finement décorés, des pièces avec des inscriptions runiques, et un contenant en argent richement décoré qui a peut-être été dérobé dans une église byzantine.

 

Le grand public a participé au financement

Le musée a recueilli l'argent grâce à de substantielles subventions du National Heritage Memorial Fund, de l'organisation caritative The Art Fund et du gouvernement écossais, mais aussi grâce à plus de 1 500 dons de la part de personnes qui ont été captivées par la découverte.

Gordon Rintoul, directeur du National Museum Scotland, a déclaré qu'ils avaient été submergés par l'intérêt du grand public. "Maintenant, nous sommes impatients de commencer le travail de conservation et de recherche sur le trésor afin de dévoiler ses secrets."

 

The Galloway Hoard

05.12.2019 - Le trésor viking de Galloway, une mine de nouvelles connaissances

La minutieuse opération de conservation du trésor viking de Galloway, mis au jour par un détectoriste sur les terres de l’Eglise d’Écosse il y a cinq ans, a bien avancé. Elle a permis de révéler de nouvelles informations sur l'origine de chaque artefact, qui seront autant d'histoires contées lors d'une exposition en 2020. 

Une multitude d’indices a permis de démontrer que le contenu du trésor de Galloway, composé d’une centaine de joyaux en or, argent et pierres précieuses, provient de toute l'Europe et d'Asie.

De minuscules traces et morceaux de lin, de soie, de bois et de cuir ont été analysés pendant deux ans. Ce travail d'enquête sur le trésor a permis de comprendre que certains des objets sont, parfois de plusieurs siècles, plus anciens que prévu.

 

Un trésor "transformé"

Ecosse - Une partie des artefacts du trésor de Galloway après leur conservation - Photo: Musée national d'EcosseLe trésor, obtenu pour le pays par le Musée national d'Écosse à Édimbourg après une campagne de collecte de fonds de 2 millions de livres sterling en 2017, a été salué lors de sa découverte comme "la plus riche collection d'objets rares et uniques de l'époque viking jamais trouvée en Grande-Bretagne ou en Irlande".

Le Dr Martin Goldberg, conservateur principal du Musée, a déclaré que le considérable travail de conservation avait "complètement transformé" l'apparence de certains objets et révélé de nouveaux indices susceptibles de faire la lumière sur des liens jusqu'alors méconnus entre la Grande-Bretagne, l'Europe et même au-delà.

"À présent, nous comprenons mieux l'étendue internationale du trésor. Il y avait automatiquement des indices sur l’origine de certains des matériaux et les étonnantes trajectoires qui les ont amenés à travers l'Europe et l'Asie jusqu’à Galloway, où ils ont été enfouis. Mais nous en avons appris davantage quant aux spécificités des objets, leurs origines, leur ancienneté et le temps qu’il a fallu pour amasser tout ce trésor. Nous nous en tenons au Xème siècle pour ce qui est de l'enfouissement, mais certains objets ont l'air d'être plus vieux de plusieurs siècles", a-t-il déclaré.

De nouvelles images du trésor après le travail de conservation ont été dévoilées en vue d'une grande exposition, qui ouvrira ses portes au Musée national en 2020.

 

Chaque objet raconte une histoire

Des investigations sont toujours en cours. "Nous savons combien d'objets en dur il y avait dans le trésor, mais nous avons toujours affaire à une quantité inconnue de textiles. Certains objets étaient enveloppés dans plusieurs épaisseurs de matière. Nous essayons toujours d'identifier combien il y en avait dans le trésor et de quels types elles étaient", a confié Goldberg avant de préciser: "Nous savons cependant qu'il y a de la soie, du lin, du bois et du cuir. Le panel des matières organiques dans le trésor est très inhabituelle. Nous avons l'habitude de voir des tas d'or et d'argent, mais nous ne sommes tout simplement pas habitués à voir ce genre de conservation.

Lors de la conservation des objets au cours des deux dernières années, l'expert a eu recours à différentes techniques, des rayons X à la tomodensitométrie. "Nous avons pu obtenir une autre appréhension des différentes densités de matière de chaque objet, ainsi qu'une nouvelle compréhension de la manière dont chaque objet a été fabriqué et ce qui lui est arrivé par la suite."

Même la corrosion d'un artefact peut s’avérer utile, selon Martin Goldberg, car elle peut révéler ce qui se trouvait à côté d’un objet ou ce qui lui est arrivé. "Plutôt que d’éliminer simplement la corrosion, il nous a fallu l’enregistrer le plus soigneusement possible, car elle recèle des traces infimes d’information. Nous avons trouvé des traces potentielles de soie brodée qui ne se sont conservées que grâce à la corrosion couleur verte des objets."

La prochaine étape devrait consister à dater par le carbone 14 tous les objets du trésor afin d'établir une chronologie. "C'est une histoire qui se déroule. Nous voulons proposer une sorte de biographie pour chaque objet, de son origine à la façon dont il était utilisé à l’époque où il a été déposé dans le sol, puis relier ensemble les 100 histoires", a annoncé le conservateur.

 

The Galloway Hoard: Dr Martin Goldberg in conversation with writer Michael Hirst

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