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ADN

  • Les Îles Féroé - Les colons vikings devancés par des bergers venus des îles britanniques

    L'idée selon laquelle les explorateurs vikings auraient été les premiers à coloniser les Îles Féroé a fait long feu. Grâce à de nouvelles analyses portant sur l'ADN ancien de moutons, des scientifiques viennent de démontrer que le lointain archipel était déjà habité depuis des siècles par des bergers venus d'Angleterre ou d'Irlande.

    "Jusqu'à récemment, la théorie dominante était que les îles Féroé avaient été colonisées en premier par les Vikings lors de leurs migrations vers l'ouest à travers l'Atlantique Nord, soit vers les îles britanniques, puis l'Islande et le Groenland", a déclaré Nick Balascio, professeur agrégé de Géologie au Collège William & Mary, à Williamsburg en Virginie.

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  • Finlande - La guerrière de Suontaka serait un individu intersexe selon une nouvelle étude génétique

    L'individu dans la tombe découverte il y a plus de 50 ans à Suontaka, dans la région de Kanta-Häme, a récemment fait l'objet de nouvelles analyses génétiques. Le guerrier finlandais enterré dans des vêtements de femme il y a un peu plus de 900 ans pourrait être une personne intersexe avec un chromosome X supplémentaire. Tout indique d'après les chercheurs que la non-binarité aurait été valorisée et respectée au sein de sa communauté. 

    En 1968, une épée avec une poignée en bronze a été trouvée à Suontaka Vesitorninmäk lors de travaux pour l'installation d'une conduite d'eau. Cette découverte exceptionnelle permit à l'archéologue Oiva Keskitalo de mettre au jour une tombe datée de la fin du XIème ou du début du XIIème siècle avec de riches artefacts, qui depuis lors n'a eu de cesse de déconcerter tous les experts. 

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  • Danemark - L'enquête sur la tombe viking de Gerdrup progresse: l'ADN a parlé

    C'est généralement la police qui est chargée de résoudre les affaires criminelles. Mais au Musée de Roskilde, ce sont des archéologues qui mènent l'enquête depuis des années sur une histoire de meurtre à l'Âge Viking. Grâce à de nouvelles analyses génétiques, ils ont obtenu une information qui vient chambouler toutes leurs théories.

    L'affaire qui occupe les archéologues du Roskilde Museum concerne une énigmatique double tombe de l'Âge Viking, la tombe de Gerdrup. Elle a été découverte il y a près de 40 ans dans le petit village de Gerdrup, au nord de Roskilde, sur l'île danoise de Sjælland, et elle est aujourd'hui l'un des principaux attraits du musée.

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  • Angleterre et Danemark - Deux Vikings de la même famille réunis plus de 1000 ans après leur mort

    L’un est décédé au cours d'une bataille au Danemark, l’autre a été victime d’un massacre en Angleterre. Après plus d'un millénaire, ces deux Vikings ont été identifiés comme membres d'une même famille et vont enfin être réunis.

    Un squelette conservé au Musée de l'Oxfordshire, à Standlake, s'avère être étroitement lié au squelette d’un autre homme découvert lors d'une fouille archéologique dans une tombe près d'Otterup sur l'île de Fionie, au Danemark. "Quand nous avons fait le lien entre eux, nous avons trouvé cela passionnant. Nous pensions que des Vikings avaient quitté le Danemark pour partir vivre en Grande Bretagne, mais nous n’en étions pas certains. À présent, nous détenons la preuve qu’ils étaient parents", a déclaré le Dr Rane Willerslev, directeur du Musée national du Danemark.

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  • Science - Non, les Vikings n'étaient pas tous d'origine scandinave

    De grands et redoutables guerriers aux cheveux blonds et aux yeux bleus qui déferlèrent de Scandinavie sur le vieux continent pour tout piller sur leur passage et conquérir de nouvelles contrées. Telle est la façon dont les Vikings sont régulièrement représentés, dans l'imaginaire collectif comme dans la fiction. Ce mythe, bien loin de la réalité, est renversé par une nouvelle étude qui dresse un tout autre bilan de l'influence de la diaspora scandinave à travers le monde entre le VIIIème et le XIème siècle.

    L'étude des génomes des populations de l'époque, publiée le 16 Septembre dans la revue scientifique Nature, est la plus vaste jamais réalisée sur les Vikings. Les chercheurs ont séquencé le génome de plus de 400 squelettes de l'Âge Viking provenant de sites archéologiques disséminés à travers l'Europe, jusqu'au Groenland, et ils ont fait des découvertes assez surprenantes. 

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  • Ecosse - L'ascendance viking des insulaires à la rescousse de la médecine

    Dans le monde entier, plus de 1000 natifs des Orcades et des Shetland se sont inscrits en 3 jours, afin de participer à une étude de génétique des populations sur les mutations de l'ADN Viking. 

    Le professeur Jim Wilson, chercheur en charge du projet "Viking II" à l'Université d'Édimbourg, a vu affluer des volontaires d'Anchorage en Alaska, de Dunedin en Nouvelle-Zélande, d'Afrique du Sud, de Finlande et de Floride, entre autres, ainsi que des archipels écossais, d'Écosse et d'Angleterre.

    "Les gens des Orcades et des Shetland sont généralement très altruistes. Ils sont très fiers de leur origine et ils sont très fiers de leur héritage viking. Ils sont extrêmement intéressés par ce dernier", a-t-il déclaré, soulignant la quantité incroyable d'inscriptions, 3 jours seulement après l'annonce.

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  • Islande - L'extinction du morse islandais coïncide avec la colonisation viking

    Une équipe internationale de scientifiques a démontré l'existence d'une population unique de morses en Islande qui s'est éteinte peu de temps après la colonisation viking il y a 1100 ans. La chasse au morse et le commerce de l'ivoire ont probablement été la principale cause de leur extinction, ce qui en fait l'un des tous premiers exemples de surexploitation des ressources marines d'origine commerciale.

    La présence de morses en Islande par le passé et leur disparition apparente entre 870 et 1262, soit dès la période de la colonisation jusqu'au Vieux Pacte [Gamli sáttmáli, l'Islande reconnait le roi Håkon IV de Norvège, qui lui laisse une autonomie de fait], ont longtemps laissé perplexe le monde scientifique.

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  • Irlande - Le déclin de la population freiné par l'arrivée des Vikings

    De nouvelles recherches ont montré que la population irlandaise a été en déclin durant près de 300 ans. Un déclin débuté avant que les Vikings ne s’installent dans le pays.

    L'étude, menée au sein du département de l'Environnement naturel et bâti de l'Université de Belfast, est la première du genre et a été publiée dans le Journal of Archaeological ScienceAuparavant, on pensait que la population irlandaise augmentait progressivement au fil des ans. Cependant, les chercheurs ont constaté que la population s'est gravement mise à décliner durant près de trois siècles, un phénomène amorcé avant la migration des Vikings.

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  • Islande - Les Vikings de haut rang étaient inhumés avec des étalons

    Les archéologues islandais étudient depuis des décennies les vestiges de plus de 350 tombes de l’Âge Viking. Dans environ 150 d'entre elles, des dents ou des os de chevaux ont été trouvés. Des généticiens et des archéologues ont examiné l'ADN ancien de 19 chevaux issus de telles tombes. Il s'est avéré que tous les chevaux - sauf un - étaient des mâles.

    L’Islande était une île inhabitée très boisée jusqu’à ce que les Vikings s’y installent dans les années 870. Selon les récits du Landnámabók, les premiers Vikings furent des nobles avec leurs familles qui se rendirent en Islande pour fuir le règne du roi Harald à la Belle Chevelure. Vers 930, la population de l’Islande était déjà passée à 9 000 habitants, et c’est pourquoi il n’est guère étonnant que 355 tombes datant de l’époque viking aient déjà été découvertes.

    "Il devrait y avoir des milliers de tombes semblables", a déclaré Albína Hulda Pálsdottir, doctorante au CEES, le département des Biosciences de l'Université d'Oslo. En tant que zooarchéologue, elle est experte dans l'étude des restes d'animaux issus de fouilles archéologiques.

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  • Suède - La moitié des habitants de Sigtuna à l'Âge Viking étaient des immigrés

    De récentes analyses portant sur les ossements de 38 personnes qui ont vécu et ont été inhumées à Sigtuna, entre le Xème et le XIIème siècle, révèlent une grande variation génétique et, par conséquent, une migration à grande échelle.  Elles confirment ainsi que la migration est à l'origine des premiers processus d'urbanisation en Europe du Nord.

    Les résultats de l'étude, la plus importante de ce type menée en Suède, ont fait l'objet d'une publication en ligne sur le site Current Biology, ce 23 Août 2018.

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  • Science - Le commerce de l'ivoire de morse facteur principal de la colonisation viking du Groenland

    L’analyse de l’ADN de morses prélevé sur des objets précieux conservés dans des dizaines de musées européens a permis de comprendre pourquoi des colonies de Vikings norvégiens se sont installées et ont prospéré pendant des siècles au Groenland.

    D'après des généticiens et historiens, auteurs d'un article publié dans la revue Proceedings of the Royal Society B, les Vikings se sont établis au Groenland pour se procurer des défenses de morses dont ils ont monopolisé le commerce pendant 4 siècles.

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  • Islande - Ce que révèle le génome des premiers colons de l'Âge Viking sur la constitution d'une population

    Si les Islandais actuels se retrouvaient face aux fondateurs du pays, tout air de ressemblance serait bien difficile à observer, d'après une nouvelle étude. En effet, les Islandais d'aujourd'hui ont une proportion beaucoup plus élevée de gènes scandinaves que leurs lointains ancêtres, ce qui suggére que les insulaires ont subi un changement génétique remarquablement rapide en un millénaire.

    Des études antérieures avaient déjà laissé entendre une telle conclusion à partir de génotypes actuels, fait remarquer Jonathan Pritchard, un généticien des populations de l'Université de Stanford à Palo Alto, en Californie, qui n'a pas participé à cette recherche. Mais, selon lui, les nouvelles découvertes offrent un aperçu rare et direct de la fondation d'un nouveau peuple: "Je ne pense pas que cela ait déjà été montré pour aucune autre population humaine."

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  • Irlande - Une étude révèle l'impact des colons vikings sur le patrimoine génétique irlandais

    Une étude a permis d'élaborer une carte génétique détaillée de l'Irlande, où les différences d'ADN reflètent les événements historiques qui ont marqué le pays. Et l'impact des Vikings sur le patrimoine génétique irlandais s'avère plus important que ce à quoi les scientifiques s'attendaient. 

    Située au large de la côte Nord-Ouest de l'Europe, la situation géographique de l'Irlande favorise son isolement et l'homogénéité génétique. Des études sur d'anciens génomes irlandais suggèrent que le paysage génétique irlandais actuel est apparu il y a environ 3500 ans, au cours de l'Âge du Bronze irlandais. Mais il y a eu entre-temps un certain nombre de migrations historiques significatives en Irlande: les Vikings à la fin du premier millénaire, l'invasion normande au XIIème siècle et les Plantations [i.e vagues de colonisation de l'Irlande par la royauté anglaise] aux XVIème et XVIIème siècles.

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  • Norvège - Une étude sur l'ADN de morues évoque un possible commerce paneuropéen de poissons dès l'Âge Viking

    La Norvège est célèbre pour sa morue [appelée skrei en Norvège] qui s'exporte à travers l'Europe pour les plats à base de poisson, du fish and chips britannique au guiso de bacalao (ragoût de morue) espagnol. Une nouvelle et récente étude, publiée au mois d'août 2017 dans la revue PNAS, suggère qu'un pareil commerce paneuropéen de la morue norvégienne pourrait se tenir depuis 1000 ans.

    Les dernières recherches menées par les universités de Cambridge et d'Oslo, et le Centre pour l'Archéologie baltique et scandinave (ZBSA) de Schleswig, ont utilisé de l'ADN ancien extrait des reliefs de repas à base de poissons datant de l'Âge Viking.

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  • Science - Une nouvelle étude relance le débat sur les colonies vikings en Angleterre

    Une étude de grande ampleur d'ADN en 2015 a conclu qu'il n'y a "aucune preuve génétique claire" de l'occupation viking danoise de l'Angleterre. Pourtant, des milliers de Vikings sont venus en Angleterre, disent les archéologues.

    Les Vikings ont pillé, rançonné, et finalement régné sur une grande partie de ce qui est l'Angleterre actuelle. Mais combien exactement de Vikings danois ont émigré vers l'Ouest et se sont installés dans les îles britanniques?

    En 2015, une étude de grande ampleur d'ADN a déclenché un désaccord entre les généticiens et les archéologues après avoir conclu que les Vikings danois ont eu une influence "relativement limitée" sur les Anglais- ce qui entre en contradiction directe avec les vestiges archéologiques et les documents historiques. "Nous ne voyons aucune preuve génétique claire de l'occupation et du contrôle d'une grande partie de l' Angleterre par les Vikings danois"écrivent les généticiens dans une étude publiée dans la revue scientifique Nature en 2015.

    Une nouvelle étude a relancé le débat en affirmant que quelque part entre 20 000 et 35 000 Vikings se sont installés en Angleterre.

     

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  • France - Les Vikings ont laissé des traces dans le Cotentin

    Des chercheurs de l'université de Leicester (Angleterre) viennent de publier les résultats d'une enquête portant sur 89 échantillons ADN prélevés sur des Manchois en juin dernier. L'objectif était de montrer l'héritage génétique laissé par les Vikings dans le Nord-Cotentin.

    Une influence viking qui se voit d'abord dans un certain nombre de noms de famille, très répandus dans le Nord-Cotentin : Anquetil, Equilbec, Ingouf, Osouf... Et de lieux (Bricquebec, par exemple). Le Cotentin, une région colonisée à partir de la seconde moitié du IXe siècle. Notamment lors de l'hiver 889-890 avec le massacre de Saint-Lô par les troupes vikings.

    Cette étude, c'était donc le moyen de voir si au-delà des lieux, quelle a été la contribution réelle des Vikings au patrimoine génétique des hommes du Cotentin. En juin dernier, des prélèvements ADN ont été effectués sur un panel d'hommes. Il fallait  remplir plusieurs critères : avoir un patronyme scandinave et avoir ses quatre grands-parents nés et ayant vécus (ou vivant encore) dans un rayon de 50 km de leur lieu de vie actuel. Une telle stabilité dans la localisation géographique, et sur une période de trois générations en arrière, est un moyen très efficace d’utiliser l’ADN pour remonter dans le temps, et ce même sur de très longues périodes. [...]

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  • France - L’ADN des Ducs de Normandie examiné

    Fécamp -  Une association norvégienne s’intéresse à l’ADN des Ducs de Normandie qui reposent depuis plus de 1000 ans dans l’église abbatiale de La Trinité.

    L’opération fut délicate, presque chirurgicale dans le froid matinal de ce début de semaine, à l'intérieur de la chapelle du transept sud de l’église abbatiale de La Trinité de Fécamp.

    Une équipe de spécialistes danois et norvégiens a procédé à des prélèvements afin de déterminer l’ADN des Ducs de Normandie, Richard Ier décédé en 996 et Richard II décédé en 1026. Le but est de déterminer si leur aïeul, le chef viking Rollon est d’origine danoise ou norvégienne, question essentielle en Scandinavie.

     

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  • Islande - Une Indienne kidnappée par les Vikings ?

    Selon une récente étude, une Amérindienne kidnappée par les Vikings pourrait être la première Américaine à avoir posé les pieds en Europe, il y a mille ans.

    C’est en analysant l’ADN de 80 Islandais que des chercheurs espagnols et islandais ont fait cette suprenante découverte. Ils ont retrouvé dans le patrimoine génétique de quatre familles islandaises un gène prouvant qu’ils ont un ancêtre «natif Américain», un Indien d’Amérique de la tribu des Skraelings. Si cette lignée ADN a traversé les siècles, c’est parce qu’elle est mitochondriale : le gène est transmis de femmes en femmes pendant des générations, sans aucune altération.

    Pour moi, l’hypothèse la plus probable est que les quatre familles islandaises dérivent d’une femme amérindienne amenée ici, cinq siècles avant le départ de Christophe Colomb", affirme le chercheur Carles Lalueza-Fox...

    Lire l'article complet: Histoirenormande.fr

    A lire également: Cotentin: à la recherche des traces des Vikings dans l'ADN normand
     

  • France - à la recherche des traces des Vikings dans l'ADN normand

    Des universitaires britanniques vont étudier l’ADN d’une centaine d’habitants du Cotentin, collecté lundi et mardi 16 juin, pour en savoir plus sur la colonisation de la Normandie par les Vikings. L’université de Leicester, qui a déjà fait parler d’elle lorsqu’elle a identifié les restes de Richard III, mène une étude, intitulée « The Viking DNA Project », visant à comparer les diasporas scandinaves de quatre régions – trois britanniques et une française : la presqu’île du Cotentin nord. Financées par la fondation Leverhulme Trust, ces données génétiques doivent compléter celles fournies notamment par l’archéologie.

    Lire les articles: Le Monde, Le Parisien, L'Express, Metronews, France 3

     

  • Les raids Vikings étaient composés d'hommes et de femmes

    Une étude ADN a révélé l'importance des femmes dans l'expansion scandinave vers les Îles Britanniques durant l'Âge Viking. Les scientifiques ont découvert que les hommes Viking amenaient avec eux un nombre significatif de femmes dans leurs bateaux lorsqu'ils naviguaient vers des lieux comme l'Ecosse Continentale, Shetland, Orkney et l'Islande. Cela contredit les stéréotypes de l'homme uniquement menant des raids avec viol et pillage au passage.

    Lire les articles: Les découvertes archéologiques, Science et Avenir