IDAVOLL

North Wanderers, la marque du viking éco-responsable

En février 2018, Idavoll relayait auprès de ses lecteurs l’invitation à participer à un questionnaire pour le lancement de la marque de vêtements "North Wanderers". Un entretien avec les créateurs de cette jeune entreprise s’imposait, car Idavoll, jusque dans son nom, se conçoit comme un lieu d'exploration à la fois de l'Âge Viking et des temps modernes revisitant le passé. En conjuguant Histoire, modernité et écologie, les North Wanderers tissent une charte qualité où se trame une vision inspirée des temps anciens pour le monde de demain.
 

  • Votre marque de vêtements est d’abord une histoire d’amitié. Comment le projet est-il né et quel est le rôle de chacun?

North Wanderers, Ouriel & GauthierLe projet a débuté alors que nous étions deux amis attablés dans un pub, après une longue et insupportable journée grise. L’idée initiale fut lancée sur le ton du défi, comme un “pourquoi pas?” un peu rêveur. Elle était née à la fois d’une envie de se consacrer à un projet ayant du sens - mais aussi de la frustration qu’on avait de ne trouver aucun habit de qualité qui traite les mythes et l’histoire des peuples du nord, dont nous étions (et sommes toujours) très férus. C’est un peu cliché, dit ainsi, mais c’est la vérité, cela s’est passé comme cela. Et pour être franc, nous n’avions aucune idée de ce qui nous attendait.

À l’époque (2017), le marché du textile sur les mondes nordiques était encore timide, et certains acteurs importants faisaient leurs débuts. Nous étions loin de nous douter de l’engouement qui était en train de prendre.

Pour faire un petit topo, notre glorieuse équipe à ce moment là se résumait à un binôme atypique. Aujourd’hui, nous sommes 3 à gérer le projet, ainsi que 3 collaborateurs/trices occasionnels. Voici un petit portrait de chacun:

 

Ouriel Lahoussaye - Créateur (celui qui a lancé le défi d’un tel projet au pub)

Designer et entrepreneur à temps plein, il est passionné d’histoire européenne et aime : crapahuter dans les forêts, jouer de toute sorte d’instruments de musique, écrire et dessiner, inventer des concepts, le cidre et cuisiner (avec du cidre, et au cidre). En revanche, il n’aime pas : un jour plein soleil au matin du Solstice d’Hiver, les personnes qui mettent des cornes sur les casques vikings, les démarches administratives et les cabinets d’experts comptables. (rires). C’est l’homme polyvalent de la marque: designer, illustrateur, développeur, négociateur, démarcheur, créateur de contenus, comptable, photographe gestion du local, des commandes, etc… Il finit en burn-out une fois par semaine mais sa santé va bien jusque là. Il rêve de créer tout un univers avec la marque et espère ré-insuffler un peu de poésie au monde moderne.

 

Gautier Durrieu de Madron - Chargé du partenariat et du relationnel (ou l’autre homme qui était présent au pub, une chope à la main)

Auteur fantastique et Archéologue de formation, il est passionné de mythologies. Il s’occupe de trouver des partenaires, démarcher des nouveaux contacts et promouvoir la marque avec sa gouaille naturelle. Il aime écrire, faire rêver avec ses histoires, aller à la rencontre de ses lecteurs en festival, un grand repas entre amis et lancer des haches. Il n’aime pas en revanche l’art contemporain, les concombres, le shopping, les coins de meuble dans les orteils et renverser sa bière.

 

Antony - Illustrateur

North Wanderers - Sophie Etourneau & AntonyAncien soigneur animalier spécialisé animaux sauvages, reconverti en artisan/illustrateur. Ne recule devant aucun sacrifice temporel pour finir un motif ou une illustration pour la marque. Il a pour projet de fonder son atelier d'artisanat d'articles en cuir de liège. Il a rejoint le projet très récemment. Il aime les mondes celtiques et nordiques, cuisiner, partir à l'aventure en pleine nature et forcément déguster une bonne bière. Il n'aime pas qu'on mette les pieds dans sa cuisine pour lui dire comment faire...

Mais aussi Jenna Raine, photographe à temps partiel qui nous assure tous nos shootings photos  avec une écoute et un talent dingue (on la remercie tellement), et Sophie Etourneau, qui nous sert de mannequin portatif avec une patience incroyable et nous aide parfois à répondre à notre communauté lorsque le temps nous manque. Une mention spéciale à Anthony (avec un 'h' cette fois), qui nous aide pour de la maintenance et participe activement au développement d’un projet d’application mobile pour la marque, que nous annoncerons courant 2020.

 

  • Comment est né votre intérêt pour les Vikings? Quel(s) lien(s) établissez-vous avec les Celtes?

Ouriel:  De ma curiosité pour l’Histoire, des livres comme ceux de Régis Boyer ou d’autres quand j’étais enfant, et qui déjà, je m’en étonne, peignaient une vision positive et avant-gardiste de l’Âge Viking. Ou encore le roman L’Enfant des Étoiles de Eric L'Homme, qui a fait mon initiation aux runes - en bref, j’ai baigné dedans depuis tout jeune de manière inconsciente et avec le temps et la maturité, je découvre que c’est tout un pan de l’histoire européenne qui commence à revenir à la lumière de la société, et qu’en plus, j’ai quelques descendants lointains qui y sont rattachés. Diantre ! Moi qui me pensais seulement Gaulois. Je ne peux plus reculer ! Puis plus tard, l’appartenance éphémère à une troupe de reconstitution viking, qui a finalisé en moi cet intérêt pour l’Âge Viking.

Le lien avec les celtes va en ce qui me concerne être beaucoup plus sujet à débat - les racines celtiques et nordiques étant pour moi apparentées. Je les vois vraiment comme deux courants civilisationnels qui se sont sans doute apportés (malgré la différence de période temporelle), quand on voit l’étendue du monde Celte antique. Je sais qu’il y a de nombreux avis sur le sujet. Mais j’aime l’idée de deux univers mitoyens avec une même sagesse, et qui ont évolué sur des chemins différents. Forcément, mes origines plus celtiques que nordiques, font que j’ai un attrait tout aussi fort, et je pouvais difficilement traiter un seul des deux. C’est l’intégralité du folklore et de l’imaginaire nord-européen qui me parle.

Gautier: Il est venu d’une recherche personnelle dans un profond moment de doute et de remise en question de mes croyances et de mes idéaux. Et il est d’abord venu par leur mythologie et leur foi qui m’ont beaucoup aidé à remonter une pente douloureuse et incertaine. Via la porte d’entrée qu’étaient les mythes, j’ai pu ensuite m’intéresser à leur culture, leur civilisation et leur mode de vie. Puis, étendant mes recherches mythologiques, je suis venu à étudier celle des Celtes et à ensuite m’intéresser de la même manière à leur culture.

 

  • La marque porte le nom de "North Wanderers". Pourquoi ce choix? Et que signifie votre logo?

Ouriel: Il n’y a pas vraiment, selon moi, de traduction française idéale pour l’idée, le concept du Wanderer, car il porte en lui une notion tant de voyage/d’errance (toute personne qui erre n’est pas forcément perdue -Tolkien), mais aussi un fort caractère romantique et d’invitation à la poésie, à la connaissance, à travers le folklore germanique et la figure d’Odin. On le réadapte à travers la marque en lui adjoignant des notions plus modernes, et aimons à penser les “Wanderers” du XXIème siècle comme d'authentiques explorateurs qui cherchent à prendre le meilleur des époques passée et actuelle. D’ailleurs, nous étions embêtés au départ de prendre un nom anglais, mais finalement il nous a ouvert beaucoup de portes.

North Wanderers - LogoL’adjonction du mot North indique bien que notre marque place ses couleurs non pas dans le monde gréco-latin, mais dans celui des anciens peuples de la mer du Nord et de la mer Celtique, “le nord” de l’Europe, et qui aujourd’hui encore attise nombre de fantasmes et de fantaisies. Il y a aussi une allusion plus initiatique et poétique au mythe d’Hyperborée, sans que cela ne soit utilisé ou dit. D’ailleurs, nos deux premiers motifs de “marque”, le Voyageur et la Voyageuse, destinés aux explorateurs, mettaient en scène deux aventuriers uchroniques, ni vraiment germaniques, ni vraiment scandinaves, ni vraiment celtes, ni vraiment anciens ou modernes (leur sac pouvant être confondu avec un bouclier) mais qui explorent Midgard et ses cultures, à la manière -revisitée- d’Odin.

Le logo représente une couronne de feuilles de chêne dans laquelle se découpe une rune-liée composée des notions de voyage, de chance (et donc de protection) et d’initiation (de recherche de sagesse, de dépassement de soi), dont la branche droite se termine par deux traits oghamiques, faisant ainsi le lien avec le monde Celte. L’idée était d’avoir un logo à la fois poétique, puissant grâce à la représentation du Chêne, un positionnement central par sa forme de couronne, voire de flocon, et surtout, un symbole qui ne soit pas uniquement assimilable au monde scandinave, même si la rune est fortement évocatrice. En bref, quelque chose qui s’inscrive aussi bien en Mer du Nord qu’en Mer Celtique, avec un aspect antique.

 

  • Quels moyens particuliers avez-vous dû mettre en œuvre? Quelles ont été les difficultés -inhérentes à toute création de société - que vous avez rencontrées, comme les soutiens sur lesquels vous avez pu compter?

Ouriel: Pendant que Gautier diffusait l’étude de marché et nous cherchait des soutiens et partenaires, je m’évertuais à mettre en place le projet de manière plus concrète. Après tout, j’avais lancé l’idée sous forme de défi, il fallait que j’assume (rires).

Le plus difficile a été de trouver des partenaires avec qui travailler, et qui soient intéressés par le projet. Pas juste des prestataires. Ensuite, il fallait qu’ils aient eux aussi les mêmes attentes écologiques que nous. J’ai eu énormément de chance en trouvant un petit atelier familial d'impression textile dans notre région, qui soit non seulement très intéressé par notre projet, mais aussi, dans le même combat pour l’environnement. Et bien sûr, hyper doués. Sans eux, je pense que le projet aurait vraiment été compliqué, car un atelier de ce genre représente des coûts faramineux, en centaines de milliers d’euros, que nous n’aurions jamais pu espérer mettre en place nous-mêmes. Aujourd’hui, ce sont des amis et ils nous ont fait entrer dans le monde de l’industrie textile, qui est un sacré univers. Avec ses codes, ses pièges, mais aussi ses évolutions. Cela change ta vision de la mode et des grandes enseignes, d’ailleurs.

Pour le reste ce fut très classique, j’avais déjà monté une société deux ans plus tôt et cela me semblait moins insurmontable: immatriculation d’une petite structure, dépôt de marque à l’INPI, établissement d’une logique comptable, et bien sûr, faire un apport avec mes économies. Je voulais montrer que le projet pouvait marcher, et il m’était inconcevable de faire participer les autres à cet investissement de départ.

Après, il y a eu le lancement et les premiers rushs de Noël (2018). C’était complètement dingue. Je stressais en permanence, de peur que les colis n’arrivent pas à temps, qu’il y ait des erreurs sur l’envoi, ou que le t-shirt soit imprimé à la mauvaise taille (au départ nous n’avions pas d’impression de série, et elles étaient faites à l’oeil, du mieux que possible). Il pouvait en résulter une différence de 1 ou 2 centimètres sur un même modèle de t-shirt selon les jours d’impression. Fort heureusement, ce problème fut très vite réglé avec une nouvelle façon de travailler en numérique et avec les machines. Aujourd’hui, nous avons des séries identiques et le stress s’est envolé sur cette partie. Mais quelle période ce fut!

Pour les soutiens, nous avons déjà eu Idavoll (merci encore!), qui à l’époque nous avait offert un gros coup de visibilité pour l’étude de marché! C’était fou pour nous, nous étions deux doux-dingues avec un rêve, et une page comme la vôtre nous relayait. C’était très motivant. Il y a eu aussi d’autres petites structures, mais les soutiens les plus importants je pense, ce sont nos proches, qui pour beaucoup, y croyaient sans y croire, et aujourd’hui réalisent qu’on commence à s'implanter dans le paysage économique en tant que marque de qualité.

Il y a aussi énormément de gens qui ont refusé ne serait-ce que de nous répondre ou de nous accorder une entrevue pour discuter au départ. Peut être parce qu’ils craignaient que nous manquions de sérieux ou que nous voulions nous faire de l’argent sur leur dos. Je ne sais pas. Mais c’est dommage.

 

  • Matériaux biologiques ou recyclés, encre écologique, emballage exempt de plastique, sont au cœur de votre charte qualité. Est-ce à dire que les dispositions et mesures drastiques prises de nos jours pour la protection de la Nature dans les pays scandinaves, et tout particulièrement en Norvège, participent de l’esprit nordique que vous souhaitez insuffler à votre marque ?

En choeur: OUI.

Gautier: Plus sérieusement, créer une marque de vêtements parlant de la nature, du rapport à celle-ci qu’avaient nos ancêtres, de sa place dans leur vie (aussi bien concrètement avec le travail de la terre durant les saisons que culturellement avec les fêtes liées à celle-ci)... sans tenir compte un minimum de l’environnement aurait été d’une profonde hypocrisie. Nous souhaitions encourager à repenser la manière de se vêtir, de s'équiper. Et ce n’est pas facile tous les jours. Car la concurrence est très présente et celle-ci ne s’encombre pas forcément des critères de qualité, ni du respect envers l’environnement. Ou alors elle profite de meilleures marges en raison des pays dans lesquels sont implantées les entreprises. Et beaucoup de monde préfère encore se fournir avec des vêtements moins chers, mais de bien moins bonne qualité et moins respectueux écologiquement et humainement parlant.

Ouriel: Heureusement les temps changent, et beaucoup de personnes réalisent aujourd’hui l’importance de consommer peu mais mieux, plutôt que l’inverse… nous sommes donc ravis de pouvoir apporter notre pierre à l’édifice. On espère même pouvoir aller plus loin dans le futur et proposer un jour des habits innovants, par exemple tissés avec des fibres de bois ou de chanvre, ou encore proposer des séries limitées d’habits artisanaux.

 

  • Quelle place accordez-vous à l’historicité dans la conception des motifs qui ornent vos t-shirts?  Il y a-t-il des symboles auxquels la marque est particulièrement attachée?

Ouriel: La notion d’historicité nous est très chère mais n'est pas obligatoire. Il peut y avoir des motifs plus fantastiques qui s’inspirent uniquement du folklore ou d'une vision romantique, avec toujours l’envie de véhiculer une image “correcte” des cultures nord-européennes, mais nous effectuons aussi des recherches sur les significations ou l’esthétique de ce que nous illustrons, en particulier lorsque nous touchons à des sujets délicats, comme les alphabets runiques. Nous ne perdons pas de vue qu’il nous faut conter tant l’imaginaire que l’Histoire, et garder un équilibre entre les deux pour intéresser notre public, qui va de l’amateur de culture celto-nordique au passionné d’Histoire et d’Archéologie.

Gautier: Plusieurs de nos motifs récents sont d’ailleurs des interprétations historiques de trouvailles archéologiques ou des mythologies, et nous aimons voir nos produits comme une occasion de transmettre des connaissances sur le sujet, d’en parler, de se les réapproprier de manière positive. Chose dont beaucoup de symboles celtes et scandinaves ont besoin, quand on voit l’obscurantisme sur le sujet ou les récupérations politiques de tout bord.

 

North Wanderers - Odin (nouveau motif) North Wanderers - Sweat-shirt Thor North Wanderers - T-shirt Cerf kourgane 

  • Au-delà du design, avez-vous pour projet d’élargir votre gamme de produits? Proposez-vous uniquement de la vente en ligne?

Ouriel: C’est notre objectif. L’idée de North Wanderers est de mettre en avant tout un univers esthétique et poétique, une façon de pensée et de se vêtir, mêlant ancien et nouveau. Si actuellement nous ne proposons que des habits modernes, allant du t-shirt au sweat et au pull, nous rêvons de pouvoir proposer à termes d’autres créations qui pourraient aller d’accessoires artisanaux (écharpes, ceintures, portefeuilles, carnets de voyage, gourdes, bannières, pendentifs...) aux habits en série limitée (manteaux, cardigans, vestes et capes...). Toujours avec notre même démarche de qualité, bien sûr. Mais cela a un coût, et nous n’en sommes pas encore là.

Gautier: Actuellement le gros de nos ventes se fait en ligne. Mais pour 2020, notre but est d’investir dans du matériel afin de participer à des événements, conventions et festivals dans toute la France, de rencontrer notre communauté et impacter concrètement plus de monde.

 

  • Pour finir, pouvez-vous nous citer quelques-unes de vos références sur le thème des Vikings et nous expliquer votre choix?

- Un  film

Ouriel: C’est une question difficile. Il y a à mon gout trop peu de bons films sur les Vikings, et c’est bien dommage. J’ai apprécié certaines séries. Je n’ai pas du tout aimé la série Vikings qui prend trop de liberté scénaristique et historique, et que je trouve parfois mal écrite (je vais me faire des ennemis, j’ai abandonné avant la S4, ahah). Je lui ai même préféré The Last Kingdom à la rigueur. Mais là encore, rien qui ne fait mouche parfaitement pour me parler vraiment.

J’ai eu beaucoup d’affection pour le film Northmen: a Viking Saga, où joue quelques instants Johan Egg. À quand un film d’aventure réaliste sur Leif Erikson?

Gautier: Je dirais Le 13ème Guerrier. Si ce film n’est pas totalement vrai dans son historicité, il fut, pour ma génération, l’un des points d’entrée vers l’imaginaire viking. Mais pour son époque, il était assez osé et reprenait bien cette figure du Viking romantique explorant et combattant sans peur à travers terres et flots.

 

- Une musique

Gautier: Amon Amarth! (j’ai l’impression de cumuler les clichés). Ça fait un peu brut de décoffrage dit comme ça, mais ils ont été une autre de mes portes d’entrée dans le monde scandinave. Et oui, l’adolescence est une période où on se cherche des repères et, alors que la tektonik faisait des ravages dans les cours de récréation des collèges, je découvrais des hommes barbus et brutaux qui transpiraient la virilité. Ça a suffit à m’inspirer la personne que je voulais être plus tard.

Ouriel: Une musique ? Disons DES musiques. Déjà, le thème de Ard Skellige de la bande son du jeu The Witcher 3, dont cette partie s’inspire exclusivement du monde viking, et qui a cette capacité à m'apaiser et me transporter dans une vision romantique de cette culture. Mais si je pouvais citer un groupe, je dirais Sowulo pour le travail de dingue qu’ils font au niveau instrumental et ambiance. Vous l’avez compris, je suis plus instrumental que mon collègue au-dessus, même si j’aime énormément des groupes plus classiques de viking-folk, de pagan-metal ou d’ambiance (Valhalore, Falkenbach, Nordmaor). D’ailleurs, j’ai un coup de coeur pour le délirant groupe Brothers of Metal.

 

- Un livre

Ouriel: À dire vrai, il y en a soit trop peu qui m’ont plu (si on parle de romans), soit beaucoup trop (si on parle de livres d’Histoire ou de culture). Impossible pour moi donc de répondre à cette question. Je pourrais dire le Havamal pour trancher avec panache, une version brochée que mon ami Gautier m’avait rapportée d’Oslo, en français (bien qu'elle soit incomplète dans ses traductions, donc c’est dommage). Un bijou de sagesse exotérique.

Gautier: Oh il y en a un qui m’inspire beaucoup, La Mythologie viking de Neil Gaiman. Version romancée des grands épisodes des mythes scandinaves, l’auteur partage ses propres interprétations et visions tout en nous conseillant d'élaborer les nôtres. Et ses ajouts, à mon sens, renforcent vraiment le récit en y apportant des éléments émotionnels que la simple lecture des Eddas ne transmettent pas forcément.

 

- Un événement historique ou une découverte archéologique

Ouriel et Gautier, d'une seule et vive voix: La découverte de l’Amérique du Nord par Leif Eriksson. Il est le "Wanderer" par excellence (sauf au niveau du caractère bien entendu), celui qui ose avancer plus loin, qui découvre de nouvelles terres et qui veut toujours aller de l’avant. D’ailleurs, nous avons l'intention de faire des produits en son hommage. Nous avons quelques idées.

Les gardes varègues aussi, et le siège de Constantinople (Miklagård) car vraiment, plus couillu on fait pas. Cela en dit long sur l’esprit viking qui les animait à l’époque, et d’ailleurs dénotait énormément avec la légèreté des Byzantins qui n’avaient jamais vu quiconque partir au combat en chantant.

 

Merci pour la qualité de vos réponses pleines d'enthousiasme et de conviction. Souhaitons à North Wanderers une expansion commerciale digne des Vikings.

Contact

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