IDAVOLL

L' habitat des Vikings

Sommaire

Les matériaux et les techniques de construction

  • Les principaux matériaux
  • Les techniques de contruction en bois
  • Les techniques de contruction en tourbe

Les différents types de maison

  • La maison longue
  • La maison de ville
  • La maison-fosse

L'agencement intérieur

  • Généralités
  • Visite guidée de la ferme de Stöng

Le mobilier

  • Les meubles
  • L'éclairage
  • La décoration intérieure

Les matériaux et techniques de construction

Les maisons vikings étaient adaptées à la région et donc construites avec les matériaux à disposition dans le proche environnement.

Les principaux matériaux

  • La tourbe 

La tourbe est le plus ancien et le plus commun des matériaux de construction, naturellement isolant. Il fut utilisé au Groenland et pendant 1100 ans en Islande, où la technique de construction en tourbe fut si importante qu'elle a survécu jusqu’à nos jours. Les recherches archéologiques de vestiges datant de la colonisation de l’Islande montrent que les mêmes types de tourbe furent utilisés pour ériger des murs jusqu'au début du XXème siècle.

La tourbe était prélevée en soulevant la couche supérieure du sol ou en la coupant à l’aide d’une bêche à petite lame. Employée comme des 'briques' pour ériger les murs ou le toit, les différentes techniques dépendaient du type de tourbe requis pour la construction.

Les mottes de tourbe utilisées pour les murs étaient appelées strengur (longues bandes herbues) et hnaus (blocs de tourbe), qui se divisaient eux-mêmes en différents types, soit les blocs en forme de cale (klömbruhnaus) et les blocs réguliers (kviahnaus). 

  • Le bois 

Au Danemark, les forêts d'arbres à feuilles caduques fournissaient du chêne pour les charpentes, et du noisetier et du saule pour fabriquer les claies entre chaque poteau supportant les murs. Ces claies de bois tressé étaient ensuite recouvertes d'un mélange d'argile et de bouse (appelé "torchis sur clayonnage") qui les rendaient étanches. Par ailleurs, les bâtiments  qui étaient situés à l'intérieur des forteresses circulaires possédaient de solides murs de madriers qui nécessitaient de grosses quantités de chêne.

Les chênes sont rares en Suède et en Norvège, hormis dans l'extrême Sud; par conséquent ce sont les bois tendres des conifères qui servaient à la construction. De longues poutres rectilignes étaient placées horizontalement l'une sur l'autre et entaillées de manière à ce qu'elles soient solidement jointes au niveau des angles. 

  • La pierre

Une assise de pierres empêchait les poutres les plus basses des murs des maisons en bois de pourrir en les isolant du sol humide. Cette assise pouvait parfois supporter un plancher intérieur composé de madriers qui, ainsi surélevé, isolait un peu plus l'habitation tout en le protégeant lui aussi de la décomposition. Les pierres des assises, avec les trous laissés par les poteaux de bois, sont souvent les seuls vestiges des habitats vikings.

 

Les techniques de construction en bois

Plusieurs techniques pouvaient être employées au sein d'une même construction.

Les murs en bois pouvaient être construits de différentes manières:

  • à colombage avec des remplissages en argile roidie de claies à l'intérieur d'un chassis de chêne,
  • avec une alternance de planches horizontales et de poutres verticales,
  • en bois debout,
  • en entrecroisement de poutres horizontales et d'encoignures,
  • en cloisonnage avec des remplissages d'argile et de fumier.

 

Reconstruction d'une maison viking à Ribe, Danemark - Photo par Joëlle Delacroix  Toit de chaume d'une maison viking à Ribe, Danemark - Photo par Joëlle Delacroix Maison longue reconstituée du Centre Fyrkat à Hobro, Danemark

Les clous étaient couramment utilisés pour l'assemblage de certains éléments en bois.

Le toit était soutenu par 2 rangées de poteaux qui couraient sur toute la longueur du bâtiment. Parfois, les poteaux étaient placés en retrait des murs, supportant l'extrémité des chevrons du toit. Cela permettait d'obtenir un espace intérieur ininterrompu, et cela devint la norme à la fin de la période viking. 

Une couche d'écorces de bouleau sur la charpente assurait souvent l'étanchéité. La couverture était faite de chaume, de gazon ou de bardeaux en bois.

 

Les techniques de construction en tourbe

Dans les pays où le bois est rare comme au Groenland et en Islande, les maisons étaient bâties en blocs de tourbe, un matériau naturellement isolant.

La ferme d'Eirik le Rouge à Búðardalur, Islande

Les murs étaient construits directement sur le sol sans que aucune fondation. Les contours des murs étaient délimités et, généralement, la tourbe à l’intérieur de la maison était recueillie pour ensuite servir à la construction des murs. Les murs de tourbe ont généralement une épaisseur de 1 à 1,2 m. De grosses pierres ou galets étaient placés le long des bords intérieur et extérieur du mur. Des mottes de tourbe et d’autres pierres étaient déposées en alternance sur les côtés intérieur et extérieur. De la terre étaient utilisée pour combler les espaces entre les couches. À intervalles réguliers, des blocs de tourbe étaient placés perpendiculairement au mur afin de le solidifier. La section supérieure du mur était érigée avec des blocs en cale et des mottes de tourbe entre les couches. À l’extérieur, une légère inclinaison vers l’intérieur était appliquée au mur afin qu’il supporte mieux le poids de la toiture. À l’intérieur, le mur se rétrécissait légèrement jusqu’à sa mi-hauteur, puis s’inclinait vers l’intérieur jusqu’à ce que les lignes verticales du haut et du bas du côté intérieur se rejoignent.

Les deux principaux types de charpente étaient les maisons à toiture en poutres de bois et les maisons à chevrons, qui comprenaient tous deux plusieurs sous-catégories. La toiture était généralement faite de trois couches. A l’intérieur de la maison se retrouvait de la tourbe dont le coté herbu était vers le bas et sur laquelle de la terre avait été compactée, puis une nouvelle couche de tourbe y était déposée, côté herbu vers le haut. Il était également fréquent de placer de petites branches ou des brindilles sous la tourbe pour empêcher les chevrons de pourrir.

 

Les différents types de maison

La maison viking était généralement une maison longue nommée halle (skalar ou eldaskáli) dans les sagas islandaises.

La maison longue

La maison longue était un bâtiment indépendant, dont la longueur variait en moyenne de 10 à 38 mètres et dont la largeur dépassait rarement plus de 5 mètres. Mais à Borg, dans les îles Lofoten, un de ces édifices atteignait 83 mètres de long et devait être le logis d'un chef.

La maison viking était le plus souvent une ferme qui pouvait accueillir entre entre 30 et 50 personnes, soit toute la famille et ses esclaves, travaillant, mangeant et dormant sous le même toit. Les animaux domestiques étaient abrités dans une pièce à une extrêmité, procurant ainsi une source de chaleur supplémentaire. Dans certains cas, on peut estimer le nombre des animaux en comptant les traces de stalles de l'étable. Une des fermes du village de Vorbasse, dans le sud du Jutland (Danemark), abritait 14 animaux de grande taille, des bovins sans doute. Sur une longueur totale de 25m, 8 étaient donc réservés à l'étable.

Sa forme de base oblongue, légèrement plus étroite aux extrémités qu’au centre, avec des murs généralement obliques ou courbes évoquant la forme d'un bateau viking renversé, était partout identique et facilement reconnaissable.

L’entrée était généralement ouverte près d’une extrémité de la halle. Il y avait parfois d’autres portes, à l'avant ou à l'arrière, également situées aux extrémités du bâtiment. Il s'agissait de portes en bois qui pouvaient être verrouillées, et ce dès le XIème siècle, par des serrures à fente en T et des clés de formes bien particulières qui ouvraient le cadenas en comprimant un système de ressorts à lames. 

Quelques minuscules fenêtres sur lesquelles étaient tendues des peaux de vessie pouvaient laisser pénétrer un peu de lumière. 

À partir du Xème siècle, des changements furent apportés aux constructions sous la forme d'agrandissements, de dimensions et de style aléatoires d'abord, puis de manière plus normée ensuite. Ainsi l'étable fut séparée de la halle principale servant de logis. À terme, ce dernier ?comprenait un nombre variable de dépendances, le tout parfois entouré d'une clôture ou d'un mur d'enceinte en pierre.

Il existait des regroupements de fermes à l'Âge Viking, ce qui tend à indiquer une certaine forme d'organisation communale. Ces villages semblent avoir été assez répandus au Danemark alors qu'en Suède et en Norvège, il s'agissait plus majoritairement de fermes isolées ou de petites communautés. 

 

La maison de ville

Une architecture très différente s'est développée dans les centres urbains comme Hedeby [juste au Sud de la ville actuelle de Schleswig en Allemagne qui fut danoise jusqu’en 1920], où l'eau a permis de conserver les fondations et les soubassements des bâtiments en bois ainsi que le pignon complet d'une maison haut de 5 mètres. Hedeby était la plus grande ville en Europe du Nord à l’Âge Viking, et abritait les maisons les plus sophistiquées de l'époque.

Les maisons de Hedeby étaient rectangulaires, d'environ 12 mètres de long sur 5 mètres de large. Les murs étaient faits de poteaux verticaux et de clayonnage comblé par un torchis, étayés par des poteaux extérieurs inclinés. L’intérieur était également différent, l’espace disponible beaucoup plus petit, mais les maisons construites plus en hauteur comprenaient un étage probablement dédié au couchage. 

La maison-fosse

La maison-fosse désigne une maison à demi-enterrée à environ 1 mètre de profondeur dans le sol. Elle ne mesurait souvent que 3 à 4 mètres de long sur 2 à 3 mètres de large. La terre creusée formant la partie inférieure des murs, l'habitation bénéficiait naturellement des propriétés isolantes et, dans une certaine mesure, de la chaleur du sol. Ce type de bâtiment pouvait être édifié rapidement et ne réclamait que peu de matériau de construction.

Que ce fut en raison de son faible coût de construction, ou en raison de l'absence de matériaux à disposition comme au Groenland, il semble que les maisons-fosses constituèrent l'habitat privilégié des plus démunis.

À proximité des maisons-longues, les vestiges découverts par les archéoloques indiquent qu'elles servirent d'ateliers de tissage ou de poterie comme à Sædding (Danemark), de forge, d'étables pour le petit bétail ou même de maison pour les esclaves.

Mais il existe également de grands ensembles composés uniquement de maisons-fosses comme sur le site de Löddeköppinge (Scanie, Suède) où elles auraient surtout abrité des marchands qui ne vivaient là que pendant certaines périodes de l'année.

La maison-fosse fut presque entièrement délaissée après l'Âge Viking.

 

L'agencement intérieur

Généralités

Agencement d'une maison vikingLes intérieurs étaient globalement les mêmes à travers toute la Scandinavie de l'époque.

Un hall d'entrée permettait d'accéder à la partie centrale du bâtiment. Le terme eldaskáli semble faire référence à cette pièce centrale.

La pièce principale qui servait donc de logis était de forme rectangulaire et de dimensions variables. Selon l'architecture (lire ci-dessus), deux rangées de solides poteaux soutenant le toit pouvait y délimiter deux espaces parallèles.  

Le sol était généralement composé de terre battue, très rarement d'un plancher.

Au centre de la partie habitée se trouvait le foyer, un simple trou creusé dans la terre, parfois construit et cimenté avec de la boue ou encore délimité avec des pierres, qui procurait chaleur, lumière et moyen de cuisson. Il n'y avait pas de cheminée, la fumée s'échappait par un trou dans le toit. 

De chaque côté, des banquettes couraient le long des murs. Elles étaint généralement consituées de remblais de terre ou de murets en pierre recouverts d'un cadre de bois qui servaient aussi bien de sièges dans la journée que de lits pour la nuit.

Long feu dans une maison viking à Ribe, Danemark - Photo par Joëlle Delacroix Banquette lit d'une maison viking à Ribe, Danemark - Photo par Joëlle Delacroix

Des cloisons transversales divisaient parfois l'habitation en plusieurs pièces, celles-ci servant essentiellement de lieu de stockage et d'espace de travail. Une cuisine séparée, par exemple, était chose inhabituelle. 

 

Visite guidée de la ferme de Stöng

Þjóðveldisbærinn, IslandeSelon les sources historiques sur l’Islande, le Mont Hekla est entré en éruption pour la première fois en 1104. L’éruption a détruit, entre autres, une région entière d’au moins 20 fermes dans la vallée de Þjórsárdalur dans l’Árnessýsla.

Le plan de la ferme à Stöng montre que les constructions avaient alors subi d’autres changements et pris une forme plus définie. Le principal changement consiste en un petit salon (stofa) à une extrémité de la halle, qu’un vestibule séparait de l’autre extrémité de la halle. À l’arrière du bâtiment se trouvaient deux dépendances à angle presque droit. L’un de ces bâtiments est situé en face de l’entrée. Deux tranchées pratiquées le long des murs indiquent la présence probable de toilettes de grandes dimensions. À l’autre extrémité de la halle se trouve un autre bâtiment, un peu plus imposant, la réserve-laiterie, où se trouvaient de grands récipients ou cuves enfouis dans lesquels la nourriture conservée dans du petit-lait était entreposée.

Les restes d’une étable, d’une grange et d’une forge ont également été découverts à Stöng. D’autres fouilles ont permis de découvrir les vestiges d’une petite église et d’un cimetière.

  • L’entrée

C’est ici que les gens devaient retirer leurs vêtements d’extérieur mouillés et devaient ranger divers objets, comme des selles et des brides, des outils et des ustensiles dont ils ne se servaient pas tous les jours à l’extérieur. L’espace de rangement ne semble pas avoir été séparé de l’entrée par un mur, ni les murs avoir été recouverts de bois. On ignore toujours l’utilité du récipient de pierre qui était enfoui dans le sol près de la division de la halle, en face de la chambre.

  • La chambre

Il semblerait que la chambre lambrissée située dans l’entrée ait été une réserve. Elle était probablement verrouillée et la maîtresse de maison devait détenir la clé. On y aurait rangé les provisions, dont le stockfish, la viande fumée et même le grain lorsqu’il y en avait. 

  • Les toilettes

D’anciens écrits prétendent que les toilettes accueillaient plusieurs personnes à l’époque, ce qui expliquerait les dimensions de celles de Stöng. Une longue planche sur laquelle les gens s’asseyaient était placée à l’horizontale sur des pierres à chaque extrémité de la tranchée. Peut-être la ferme a-t-elle mérité le nom de Stöng, qui signifie "planche", en raison de ses magnifiques toilettes?

  • La halle

La halle centrale constituait la partie principale de la ferme. On suppose qu’elle était lambrissée à l’intérieur. Les gens y pratiquaient diverses tâches quotidiennes, mangeaient et s’asseyaient autour du feu. Cette partie de la maison était probablement appelée eldaskáli, c’est-à-dire foyer, en raison du "long feu" qui trône au milieu de la pièce. Les sièges qui se trouvent de part et d’autre sont très larges. Ils n’ont pas été divisés en lits, ce qui aurait pourtant dû être le cas ici. […]

  • La chambre à coucher

Il était courant pour les chefs de maisonnées des meilleures fermes de dormir dans une chambre à coucher ou une chambrette. Celle qui se trouve à Stöng est située du côté interne de la partie centrale de la halle de droite, et le lambris de la banquette a été retiré.

  • La réserve-laiterie

La réserve-laiterie servait à entreposer la nourriture, surtout les produits laitiers. Le skyr et le petit-lait étaient recueillis dans de grandes cuves ou récipients qui étaient enfouis dans le sol. Le toit est soutenu par des montants qui se dressent près du mur externe et sont joints par des croisillons.

  • Le petit salon (stofa)

Le stofa avait plusieurs utilités: c’était l’endroit où vivaient et travaillaient les femmes et lors des célébrations, il servait de petit salon ou de salle à manger. On y trouve des bancs le long des murs et le métier à tisser vertical se dresse sur la plate-forme réservée aux femmes contre le pignon. Le tissage était une tâche fastidieuse. Les femmes se tenaient debout alors qu’elles tissaient des vêtements de toile grossière et elles marchaient des kilomètres chaque jour autour du métier à tisser. Il y a un petit foyer au centre du plancher du petit salon.

 

Le mobilier et la décoration intérieure

La plupart des informations concernant les objets ménagers et le mobilier des Vikings proviennent du mobilier funéraire découvert dans des sépultures qui sont souvent celles de riches personnages. Il est probable que les intérieurs plus modestes ne contenaient que de rares meubles. 

Tout ce que les occupants possédaient, des vêtements, outils, ustensiles de cuisine, jeux jusqu'aux meubles et à la maison elle-même, étaient fabriqués et construits par eux. Seuls quelques objets pouvaient avoir été fournis par des artisans itinérants ou achetés dans les villes en échange de produits de la ferme. Les produits de luxe importés étaient le plus souvent réservés aux populations urbaines cosmopolites.

 

Les meubles

La plupart des meubles qui ont été retrouvés sont des tabourets et des coffres fermés à l'aide d'un loquet ou d'un mécanisme comparable au cadenas. 

Le mobilier le mieux conservé provient des grandes tombes princières d'Oseberg et de Gokstad en Norvège, datées du IXème et Xème siècles. Parmi eux, un lit aux montants sculptés de têtes de dragon, une chaise au siège tressé, plusieurs coffres souvent ouvragés, un grand nombre d'outils et instruments permettant de travailler le bois et de grands seaux, pafois richement décorés qui pouvaient servir au brassage de la bière ou contenir de la viande salée. Un seau plus petit, fermé par une serrure contenait des outils de tisserand.

Un des 3 lits trouvés dans la sépulture d'Oseberg - Photo du musée de l'Histoire culturelle d'Oslo Serrure du coffre d'Oseberg Métier à tisser vertical à Ribe, Danemark - Photo par Joëlle Delacroix

Dans une riche tombe danoise se trouvaient encore des fragments d'une petite table de bois, dont le dessus était une sorte de plat en bronze légèrement creusé qui pourrait avoir servi de table de toilette. Les tables habituelles des Vikings devaient avoir l'aspect de toutes celles du Moyen Âge, longues et étroites, telles que celles représentées sur la Tapisserie de Bayeux.

Dans les habitations qui furent incendiées, il a été possible aux chercheurs de localiser l'endroit où se trouvait le métier à tisser grâce à l'ensemble des poids tombés sur le sol.

Les banquettes et les lits étaient pourvus de lourdes couvertures dont des fragments ont été découverts dans la sépulture d'Oseberg. Des vestiges d'oreillers en plumes ont également pu être identifiés sur différents sites archéologiques.

Les chaudrons, suspendus par des chaînes au dessus du foyer, étaient faits en fer riveté, en feuilles de cuivre, ou découpés dans de la stéatite qui se creuse facilement et garde longtemps la chaleur. Ces derniers devaient être les plus prisés car ils sont les plus couramment découverts lors des fouilles.

 

L'éclairage

Outre la lumière provenant du foyer, la demeure pouvait être éclairée, en cas de nécessité, à l'aide de torches de bois résineux.

La source de lumière la plus importante et la plus répandue, à la ville comme à la campagne, était la lampe à huile en pierre, en céramique ou en métal. 

Les bougies de cire ne firent leur apparition qu'avec la conversion au christianisme vers la fin du Xème siècle. Toutefois les ressources en cire d'abeille étant limitées, les chandelles de suif étaient plus courantes. 

 

La décoration

Il y a peu d'information au sujet de la décoration intérieure. Quelques meubles devaient être peints. Des analyses chimiques ont permis de détecter la présence de pigments de différentes couleurs (blanc, rouge, vert, noir et jaune) sur des objets en bois mis au jours par les archéologues dans la chambre funéraire du roi Gorm l'Ancien à Jelling (cf. Les couleurs à l'Age Viking font débat parmi les scientifiques).

Les intérieurs les plus riches étaient agrémentés de gravures et de sculptures pratiquées sur les poteaux et les montants des portes, ainsi que de tapisseries, à l'instar de celle découverte dans le bateau-tombe d'Oseberg, ou de fresques. 

Sources:

  • Reconstitution d'une maison longue à Dublin: archaeofox.com
  • www.vikingdenmark.com
  • La ferme médiévale reconstruite à Þjórsárdalur, Guðmundur Ólafsson and Hörður Ágústsson sur www.canadianmysteries.ca
  • Le Monde nordique, ss la direction de David M. Wilson, éd. Thames & Hudson, pp 148-149
  • Atlas du Monde Viking, de James Graham Campbell, éd. du Fanal pp 60-66
  • La vie quotidienne des Vikings, Régis Boyer,  éd. Le grand Livre du Mois, pp 90-97
  • Les Vikings, Collectif, éd. Hatier, pp 169-188, p 179
  • Les Vikings, les Scandinaves et l'Europe 800-1200, catalogue d'exposition, éd. du Grand Palais, pp 136-13

 

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Rédaction, traduction et mise en page: Kernelyd. Créé le 04/07/2016 - Mis à jour le 30/11/2020

Commentaires

  • Augustin Mercier
    • 1. Augustin Mercier Le 02/01/2020
    Bonjour, je tiens à vous féliciter pour la qualité d'écriture des articles du site ainsi que sa richesse culturelle. Encore merci.

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