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Les enfants à l'Âge Viking

Sommaire

La naissance

  • L'aspersion (ausa vatni)
  • L'exposition des nouveaux-nés (barnaútburðr)

La famille

  • La cellule familiale
  • La famille d'accueil

La vie quotidienne et l'apprentissage

  • Les tâches quotidiennes
  • Les jeux
  • Jouer "à faire semblant"

Le passage à l'âge adulte

  • L'habillement et les parures
  • L'âge de la majorité
  • L'espérance de vie

Les enfants et la mort

  • Les sépultures d'enfants
  • Les dépôts de nourrissons

L'enfance à l'Âge Viking est un sujet de recherche souvent traité à la marge et les informations sont rares. Une grande partie d'entre elles provient des sagas islandaises, une autre des découvertes archéologiques et plus spécifiquement de l'Ostéo-archéologie qui étudie le matériel osseux mis au jour. 

À l'Âge viking, compte tenu de l'espérance de vie et du fait que les mères allaitaient leurs enfants jusqu'à l'âge de 2 ans, une femme en bonne santé pouvait porter jusqu'à 7 enfants au cours de sa vie, avec 29 mois d'intervalle entre chaque naissance.

Mais entre les fausses couches, les enfants mort-nés et la mort prématurée des nourrissons et enfants en bas âge pour cause de maladie ou de blessures, le taux de mortalité infantile était en réalité très élevé. Dans le meilleur des cas, un couple ne pouvait donc prétendre avoir plus de 2 ou 3 enfants vivants.

Les plus heureux parents, toujours au regard de l'espérance de vie de l'époque, avaient peu de chance d'assister au mariage de tous leurs enfants, et encore moins de prendre dans leur bras leur premier petit-enfant. Les familles composées de 3 générations étaient excessivement rares.

La naissance

L'aspersion (ausa vatni)

La naissance d'un enfant s'accompagnait d'un ensemble de rituels visant à accueillir le nouveau-né au sein de la famille, comme en témoignent les sagas rédigées en vieil islandais. 

La mère acceptait naturellement l'enfant en l'allaitant au sein. Le père, ou en l'absence de ce denier le tuteur de la mère ou le chef de famille, reconnaissait le nouveau-né après une brève inspection visant à évaluer son aptitude à être élevé. Seulement alors, il le prenait dans ses bras ou sur ses genoux, l'aspergeait d'eau selon un rituel appelé ausa vatni  ["vatni ausinn" dans les textes des sagas lorsque le verbe est conjugé] et lui donnait un nom. 

Il était très commun d'attribuer aux enfants le prénom d'un parent disparu ou d'un héros, à la fois pour qu'il hérite de ses qualités et pour entretenir la mémoire des ancêtres. En outre, le fait de recevoir un prénom conférait à l'enfant le statut de membre de la famille, et par extension de la communauté. En tant que tel, cela lui ouvrait des droits de succession.

Avec la conversion au christianisme, ce ritel fut remplacé par le baptême, appelé skírn ("purification" en vieux norrois).

Mais tous les nourrissons n'ont pas bénéficié de ce traitement. 

 

L'exposition des nouveaux-nés (barnaútburðr)

D'après les sources écrites, les nouveaux-nés qui n'étaient pas reconnus par le père étaient victimes d'abandon, ce qui revenait à un infanticide. Cet acte appelé barnaútburðr, ce qui signifie littéralement "porter un enfant à l'extérieur", était la prérogative du père ou du tuteur de la mère.

Cela consistait à charger une tierce personne d'abandonner le nourrisson en un lieu isolé, le laissant exposer aux éléments jusqu'à ce que mort s'ensuive. Le barnaútburðr ne pouvait être qualifié de meurtre s'il se déroulait avant le rituel de l'aspersion (l'ausa vatni) ou, selon d'autres lois, avant la première tétée.

Dans les faits, l'abandon d'un nourrisson ne réquérait aucune justification particulière, ce dont témoigne la saga de Finnbogi le Fort dans laquelle le père ordonne le barnaútburðr pour la simple raison que sa femme n'avait pas respecté l'une de ses décisions. Néanmoins plusieurs motifs récurrents étaient à l'origine de ces infanticides, les premiers cités ci-après étant prédominants:

  • La capacité à nourrir et à assumer économiquement un enfant. Le voyageur Ibrahim Ibn Yacoun, lors de sa visite à Hedeby au Xème siècle, témoigne dans son récit de nourrissons jetés à la mer lorsque leur nombre était excessif.
  • La naissance d'une fille. Dans la saga de Gunnlaugr Ormstunga, le mari ordonne à sa femme enceinte d'exposer l'enfant si c'est une fille, mais de l'élever si c'est un garçon. 
  • La présence de malformations congénitales, dont la loi de l'Eiðsivaþing dresse même une liste.
  • La naissance d'un enfant illégitime issu d'une relation adultère ou incestueuse. Dans la saga Vatnsdœla, une femme ordonne l'exposition d'un enfant né de la maîtresse de son époux. 
  • Le sacrifice aux dieux pour obtenir de leur part une faveur, bien qu'il s'agisse d'une motivation plus rarement évoquée (saga des Gotlandais par exemple). 

 

L'Íslendingabók, écrit par le prêtre et historien Ari Þorgilsson au XIIème siècle au sujet de la colonisation de l'Islande, rapporte que lors de la conversion au christianisme vers l'an 1000, l'église maintint en vigueur dans un premier temps l'ancienne loi permettant l'exposition des nouveaux-nés. Puis cette disposition, parmi d'autres concessions faites aux païens pour rendre plus acceptable la transition d'une religion à l'autre, fut abolie quelques années plus tard, en 1016, à une exception près: les bébés atteints de malformation. 

Il en allait de même jusque dans les provinces de Norvège où la prohibition totale de l'infanticide fut encore plus tardive qu'en Islande. Une explication avancée par Jenny Jochens, professeure diplômée de l'Université de Copenhague au Danemark aujourd'hui à la retraite, est à rechercher dans l'endogamie pratiquée dans les communautés isolées au fond des fjords norvégiens qui aurait été à l'origine d'une plus grande proportion d'anomalies à la naissance. 

La famille

La cellule familiale

À bien considérer la façon dont les maisons étaient conçues à l'Âge Viking, les enfants ne grandissaient généralement pas dans une famille nucléaire typique, composée d’une mère, d’un père et des enfants.

Marianne Hem Eriksen, professeure agrégée d'Archéologie à l'Université de Leicester, a rassemblé pour sa thèse de doctorat tout le matériel qu'elle a pu trouver concernant l’habitat à l'Âge viking. D’après la taille des maisons, leur disposition, les différents types de pièces et les sources écrites, elle a calculé que le ménage moyen était composé de 7 ou 8 personnes.

Néanmoins, les ménages les plus importants pouvaient comprendre près de 30 à 40 personnes vivant sous le même toit, avec plusieurs couples (dont un membre était généralement lié par le sang à un membre de chaque autre couple) et leurs enfants, mais aussi les familles des ouvriers, des domestiques esclaves.

"Ce n’est pas une science exacte. Mais ce qui émerge quand on regarde le matériel archéologique, c’est un ménage complexe qui comprend peut-être des esclaves, des concubines, des voyageurs, des invités - que vous étiez obligé d'accepter selon les lois de l'époque, des ouvriers et des artisans qui voyageaient de ferme en ferme pour effectuer des tâches spéciales", écrit Eriksen.

 

La famille d'accueil

Il était courant à l'époque de confier l'un de ses enfants à une autre famille, qu'il s'agisse d'amis, de parents ou même d'étrangers.

La famille d'accueil s'occupait généralement d'élever l'enfant, parfois jusqu'à sa majorité, sans jamais se confondre avec une famille adoptive puisqu'elle percevait suivant un accord légal une rémunération de la part des parents biologiques pour ce faire. 

Cette pratique constituait un moyen de tisser des liens étroits, tout aussi forts que les liens du sang, avec d'autres familles et ainsi de créer, à travers ces solides alliances, un plus grand réseau de partenaires dans le commerce, d'alliés dans les combats ou des perspectives de développement pour les exploitations agricoles. 

Le placement dans une autre famille était aussi un moyen de donner aux enfants une chance d'apprendre un métier différent de celui que leurs parents auraient pu leur enseigner: 

  • Gunnlaugr Ormstunga (983-1008), ou "Gunnlaugr Langue de Serpent", un scalde islandais, resta auprès de Thorsteinn Egilsson pour apprendre le droit, comme le rapporte la saga éponyme dont il est le héros.
  • Snorri Sturluson (1179-1241), homme politique, historien et poète islandais, le célèbre auteur entre autres choses de l'Edda, fut élevé dès l'âge de 3 ans par Jón Loftsson, l’un des chefs les plus puissants d'Islande mais aussi un grand érudit.

Dans la saga Víglundar, le père de Ketilríðr Hólmkelsdóttir est mortifié par le refus de sa femme d'enseigner à leur fille ses connaissances artisanales. Aussi décide-t-il de confier Ketilríðr à la famille de Víglundr pour qu'elle y soit instruite convenablement. 

Enfin, avec un taux de mortalité infantile si élevé que le pourcentage de couples sans enfants encore vivants aurait atteint, d'après les chercheurs, près de 20%, un tel procédé permettait aussi de redistribuer les enfants entre les familles, y compris celles qui n'en avaient pas. 

 

La vie quotidienne et l'apprentissage

Les tâches quotidiennes

Dans les sources écrites telles que les sagas, l'enfance ne se distingue pas comme une période particulière de la vie, contrairement à aujourd'hui. La vie des enfants à l'Âge Viking était si étroitement liée à celle de leurs parents (au sens large) qu'ils étaient traités comme de véritables petits adultes. C'est sans doute pour cette raison que des couteaux affûtés ont été découverts dans un grand nombre de tombes d'enfants, filles et garçons. 

Dès le plus jeune âge, les enfants étaient mis au travail, apprenant de fait de leurs aînés le métier qu'ils exerceraient à leur tour. En tant que membre de la famille et de la communauté, ils devaient a minima aider les adultes dans les tâches quotidiennes et contribuer à la hauteur de leurs moyens à la prospérité de l'entreprise familiale. 

L'étendue des corvées à accomplir était plus vaste que de nos jours. À l'intérieur de la maison, il y avait les tâches ménagères, comme l'entretien du foyer, la cuisine ou la confection des tissus pour l'habillement. À l'extérieur, les enfants devaient aider leurs parents à s'occuper des animaux, à travailler la terre, à ramasser du bois, des baies et des fruits, ou encore rapporter de l'eau.

Bien plus qu'en ville sans doute, les enfants travaillaient dur dans les fermes. Mais quels que soient le milieu social et le niveau économique de la famille, un comportement audacieux et indépendant était prisé chez les enfants, ce dont témoignent abondamment les sagas jusque dans les temps de divertissements.

 

Les jeux

Les archéologues ont découverts dans les tombes d'enfants une grande variété de jouets en bois sculpté ou en métal, tels que des poupées, des petits bateaux (cf. vidéo ci-dessous), des chevaux et autres figurines animalières. La saga de Víga-Glúms (ou saga de Glúmr le Meurtrier) relate comment un garçon de 6 ans remit son petit cheval de bronze à un enfant de 4 ans, en disant qu'il convenait mieux à un enfant plus jeune.

Se divertir, c'était également faire du sport, nager, skier, monter à cheval, pratiquer la lutte et des jeux de balles fabriquées à partir d'une poignée de fibres de laine mouillées, pressées et roulées jusqu'à obtenir la forme voulue.

Par ailleurs, de petites épées en bois ont été mises au jour dans quelques sépultures. Il se peut qu'elles aient servi de jouets mais les chercheurs n'écartent pas la possibilité qu'elles aient pu être utilisées pour s'entraîner. 

 

Jouer à "faire semblant"

Les sagas mentionnent régulièrement que les enfants jouaient à "faire semblant". 

Dans le conte islandais Bolla þáttr Bollasonar, Óláfr, âgé de 7 ou 8 ans, s'est éloigné de la ferme pour "jouer à se construire une maison, comme les enfants le font souvent". Dans la saga de Njáll le Brûlé, deux garçons et une fille s'amusent dans une maison en réagissant sur une affaire de droit conclue lors d'une séance de l'Althing.

À travers leurs jeux, les enfants poursuivent leur apprentissage de la vie adulte en reproduisant une grande partie des activités de leurs aînés.

Les garçons apprenaient de nouvelles compétences en imitant leurs pères, frères, oncles et autres, comme savoir contruire une maison en tourbe. Les filles s'instruisaient en imitant leur mères, soeurs, tantes ou autres.

 

Le passage à l'âge adulte

L'habillement et les parures

Il est généralement admis que les vêtements des enfants reflétaient en tout point ceux de leur parents à la fois en terme de genre et de richesse.

Cette assertion est quelque peu nuancée par une récente recherche menée sur les tombes de femmes et de filles du site de Stora Ihre dans le nord-est de l'île de Gotland, comme le rapporte Susanne Thedéen, directrice du Musée de Gotland à Visby. L'objectif annoncé était d'étudier la façon dont la transition de l'enfance à l'âge adulte s'exprimait à travers les rites funéraires.

Les chercheurs ont ainsi pu relever que les fillettes adoptaient les mêmes vêtements et parures que les femmes adultes à partir de l'âge de 5 ans, y compris les fibules, les clés et même un couteau découvert dans la tombe d'une petite fille à Birka (Bj 756). 

  • Jusqu'à 5 ans, les filles arboraient généralement un bracelet de taille enfant et un tout petit nombre de perles.
  • Entre 5 et 15, les filles portaient un anneau à l'avant-bras droit - ce qui semble avoir été réservé aux femmes qui n'était pas sexuellement mature ou disponible - et un grand nombre de perles, jusqu'à 250, parmi lesquelles un nombre important de perles de coquillages ou de verre blanc pouvant symboliser la virginité de l'enfant.
  • Entre 15 et 25 ans, le bracelet était transféré du bras droit vers le bras gauche et le nombre de perles diminue progressivement. 

 

L'âge de la majorité

Il était important, pour rappel, que les enfants puissent aider les adultes dans leurs tâches le plus tôt possible. Aussi, les enfants devenaient probablement adultes dès lors qu'ils atteignaient la puberté, soit un jeune âge selon les critères d’aujourd’hui. 

Pour les filles, d'après Marianne Hem Eriksen, cela devait probablement coïncider avec leur première menstruation, à la suite de quoi elles étaient mariées parfois très jeunes. Les enfants étaient considérés comme des adultes dès lors qu'ils se mariaient.

En Islande, l'âge de la majorité était de 16 ans pour les garçons. S'ils étaient censés assumer à cet âge-là tous les rôles d'un homme adulte au sein de la société de l'époque, il suffisait qu'ils soient âgés de 12 ans pour pouvoir prendre part aux affaires de justice.

Les enfants étaient généralement dispensés de participer aux combats, mais dans la saga de Gísli Súrsson, Helgi et Bergr sont respectivement âgés de 10 et 12 ans lorsqu'ils tuent Thorkell Súrsson pour venger leur père.

 

L'espérance de vie

Certes les enfants devenaient plus rapidement adultes que de nos jours mais leur espérance de vie était plus réduite.

C'est ce qu'ont démontré des chercheurs danois qui ont analysé des squelettes de cette période découverts dans le Jutland, où la nature du sol s'est révéléd propice à leur conservation. Il résulte de leurs travaux que l'espérance de vie à l'Âge Viking était tout au plus de 40, voire 45 ans.

Les femmes décèdaient souvent à un âge encore plus jeune, entre 25 et 30 ans, souvent à la suite de complications liées à la grossesse et à l'accouchement.

Seulement 1 à 3% de la population aurait atteint un âge avancé, c'est-à-dire plus de 60 ans. 

 

Les enfants et la mort

Les sépultures d'enfants

Lorsque la mort d'un enfant survenait, c'était un maillon de la chaîne ancestrale qui se brisait. Et pourtant seule la moitié des enfants dépassait l'âge de 10 ans. L'autre moitié décédait prématurément des suites de blessures ou de maladies.

De nombreuses tombes d'enfants contiennent le même type d'objets, en taille réduite, que les tombes d'adultes. Cela confirme aux yeux des chercheurs l'idée que leur identité, dès le plus jeune âge, était marquée par les rôles et les normes de genre. Mais ces artefacts servaient aussi probablement à mettre en scène l'origine et la généalogie du clan.

Dans la nécropole précédement citée de Stora Ihre sur Gotland, les filles de moins de 5 ans étaient enterrées avec un adulte et parfois un petit vase placé au niveau de la tête. Les filles âgées de plus de 5 ans étaient inhumées dans des tombes individuelles avec une profusion d'objets et de bijoux d'apparence usée et un peu démodée, peut-être hérités de parentes plus âgées. Sur ce point, les archéologues formulent une hypothèse selon laquelle les tenues et les parures funéraires servaient à mettre en scène la fonction que chaque jeune femme aurait dû exercer au sein de son foyer, si elles avaient survécu. 

 

Les dépôts de nourrissons

Parmi les enfants qui furent inhumés à l'Âge Viking, quid des nourrissons? S'il est vrai que leurs os plus fragiles résistent moins au passage du temps, ils ne bénéficiaient apparemment pas de funérailles traditionnelles dans les lieux de sépultures dédiés, du moins pas avant la conversion au christianisme du 'monde viking'.

Marianne Hem Eriksen a étudié le matériel génétique des ossements de 52 nourrissons et enfants en bas âge de l'Âge du Fer et de l'Âge Viking. Certains d'entre eux ont été découverts dans des fosses, d'autres avaient été déposés près des foyers ou des trous de poteaux à l'intérieur des maisons. 

La chercheuse utilise le mot 'dépôt' car il ne s'agit pas à proprement parler d'enterrement. "Certains de ces enfants étaient peut-être mort-nés, nés prématurés ou décédés du syndrome de la mort subite du nourrisson. D'autres ont peut-être été victimes d'infanticide. C’est difficile à savoir", indique-t-elle.

Jusqu'à présent, les archéologues considéraient que ces bébés étaient retrouvés à l'intérieur des maisons parce que, même dans la mort, les mères auraient aspiré à les garder près d'elles. Eriksen suggère une tout autre explication: "Il se pourrait que les nourrissons et les enfants dans ces sociétés ne furent pas tout à fait reconnus comme étant pleinement humains, mais qu'ils revêtaient plutôt la forme d'un objet, jusqu'à ce qu'ils deviennent à un moment donné des personnes. Je ne doute pas de la force de l’amour d’une mère pour ses enfants. Mais quand vous étudiez l'anthropologie sur l'enfance et l'infanticide, vous vous rendez compte qu'il y a plus que cela."

Dans ses recherches sur l'habitat à l'Âge Viking, elle a démontré que les gens de l'époque déposaient chez eux des artefacts dans le but de protéger les maisons et d'assurer la prospérité du lieu. Un nourrisson décédé de manière prématurée pourrait avoir rempli cette fonction, selon elle, au même titre que les objets en argent et en or pour les plus riches ou les outils et ustensiles pour les plus modestes. "De nos jours, les enfants sont placés sur un piédestal, ils sont au centre de l'attention. Mais il n'en a pas toujours été ainsi et la réalité est généralement complexe et décousue", conclut-elle.


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